Saison 3 :
Les singularités du XXe siècle : Puccini, Debussy, Dvorak, Richard Strauss, Bartok, Janacek, Ravel, Berg, Schoenberg, Stravinsky, Weill, Chostakovitch, Britten, Poulenc.
Même s’il est préférable d’avoir suivi les saisons 1 et 2, il est possible «de prendre le train en marche» et de s’inscrire directement pour cette saison 3.
Le genre de l’opéra est un genre hybride qui repose sur un livret avec ses modèles littéraires, une partition musicale, vocale et orchestrale ; ce genre est un spectacle vivant qui nécessite des interprètes sur scène et dans la fosse d’orchestre, une mise en scène, des costumes, des décors, des éclairages.
Du coup, l’opéra est un genre plus récent que chacune de ses composantes. L’usage est d’en dater la naissance à la création du premier grand ouvrage lyrique, Orfeo de Monteverdi (1607). Pour ne citer que quelques noms propres, on distingue généralement sur les quatre siècles de l’histoire de l’opéra : la période du début de l’opéra et l’époque baroque avec Monteverdi, Haendel, Lully et Rameau (XVIIe et début du XVIIIe siècles) ; la réforme et l’âge classique de l’opéra avec Gluck et Mozart (fin du XVIIIe siècle) ; l’âge d’or de l’opéra, de Rossini à Verdi et Wagner (XIXe siècle).
Bien sûr le genre opéra ne s’est pas arrêté avec les grands créateurs du XIXe siècle et du début du XXe siècle, avec les Verdi, Wagner et autres Puccini et Richard Strauss. Des compositeurs modernes puis contemporains ont su renouveler le genre à la suite de Debussy et de Berg.
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Mais c’est vrai que l’essentiel des productions proposées par nos différentes maisons d’opéra repose sur le « patrimoine » accumulé depuis Orfeo.
Tenons-nous en au critère quantitatif à la mode aujourd’hui : quand on considère par exemple les 50 opéras les plus représentés dans le monde lors des 10 dernières saisons, l’opéra le plus récent est Turandot de Puccini, créé en 1926. C’est dire que l’art lyrique peut être vu comme un art en grande partie patrimonial.
D’où la question : comment faire pour qu’une œuvre du passé parle encore à nos contemporains ? Chacun des acteurs impliqués dans la réalisation d’une production d’opéra aujourd’hui cherche à répondre à cette question. C’est parfois avec plus ou moins de réussite, certes, mais il n’est pas légitime d’y réagir systématiquement par un « c’était mieux autrefois » !
Le but de cette série de quatre cours de chacun quinze séances de 2h est de parcourir les quatre siècles de l’histoire de l’opéra en mettant l’accent sur la diversité des propositions faites récemment sur les scènes d’opéra du monde entier pour que les œuvres d’hier nous « parlent » aujourd’hui. Un dernier cours abordera la création contemporaine d’opéra qui retrouve en ce début de XXIe siècle les faveurs du public. Chaque séance s’appuiera sur la présentation d’extraits vidéo de productions majeures des œuvres abordées. Ces cours ne nécessitent pas d’autres prérequis qu’une curiosité pour l’art lyrique. Même s’il est préférable d’avoir suivi les saisons 1 et 2 des années précédentes, il est possible « de prendre le train en marche » et donc, de s’inscrire directement pour cette saison 3.
Rappel des saisons 1 (2021-2022) et 2 (2022-2023) :
– De Monteverdi à Mozart : de l’invention de l’opéra baroque à l’éclosion de l’opéra classique.
– L’épanouissement de l’Art Lyrique au XIXe siècle : de Beethoven à Verdi & Wagner.
Au programme de la prochaine et dernière saison :
Saison 4 (2024-2025) :
– Le renouveau de l’opéra à la fin du XXe et au début du XXIe siècles : Zimmermann, Messiaen, Ligeti, Glass, Adams, Adès, Eötvös, Benjamin, Dusapin, Saariaho…
