Il n’est pas nécessaire d’avoir suivi le cours de l’année dernière pour intégrer le cycle, chaque année étant indépendante. Aucun prérequis n’est attendu, notamment en latin.

Désormais empire « mondial », Rome offre durant les deux premiers siècles de notre ère le spectacle de son apogée. Cette « belle époque » antique qualifiée pour partie de pax romana concentre les grands succès de la présence romaine qui dépasse désormais largement les limites du bassin méditerranéen. Garants d’une domination qui se voulait universelle, les princes adaptent la Cité au gouvernement du monde.
L’érection du Colisée reflète la monumentalité croissante d’une civilisation de pierre. Les voyages et constructions fabuleuses d’Hadrien, «l’empereur philhellène», les conquêtes de Trajan ou encore les pensées de Marc Aurèle, «l’empereur philosophe», sont parmi les aspects les plus éclatants de cette période qui nous légua à nous, Modernes, des points de repères communs, de l’Écosse au désert syrien, du Danube aux portes de l’Atlantique.
Du spectre de la guerre civile à la peste antonine, ce cours n’oubliera pas d’explorer les zones d’ombre d’une civilisation qui ne cessa de se voir millénaire.
L’histoire sociale, culturelle, religieuse et institutionnelle seront autant d’outils à notre disposition pour observer le développement inédit d’un Empire éternel. L’archéologie, les sources littéraires comme épigraphiques ou numismatiques formeront les illustrations nombreuses d’un enseignement dynamique attaché à l’idée de rendre vivantes ces réalités anciennes.