Le vert, le jaune, le rose, la nature aime ces couleurs printanières, auxquelles les peintres de la modernité accordèrent tout leur savoir-faire. Mais jusque-là ces trois couleurs traînèrent longtemps avec elle une réputation négative ou tout au moins péjorative : dans l’art occidental le jaune est le traître, le vert l’hérétique et le rose la mièvrerie.
Heureusement, le génie de la création les a libérés d’un grand coup de balai dans la palette des couleurs, les a émancipés de leur symbolique castratrice et les a révélés tout autres. A la manœuvre et dans le désordre : Claude Gellée, Turner, Van Gogh, Véronèse, Rossetti, Lempicka, La Pompadour, Monet, Laurencin, Schiaparrelli, la pop culture… et bien d’autres.
