« Présidence jupitérienne », « Hyperprésidence », « Verticalité présidentielle », voire « Présidentialisme minoritaire »… Les expressions et qualificatifs ont fleuri, ces dernières années, pour désigner la pratique et le fonctionnement du pouvoir politique sous la Cinquième République, sur fond de « crise » politique et institutionnelle consécutive à la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024.
Autrement dit, la Constitution de 1958 est-elle bien appliquée ? Tel est l’objet du cours.
Ces termes renvoient tout d’abord à la genèse et à l’écriture de la Constitution : de quoi la Cinquième République est-elle le nom ? Ils interrogent ensuite les conditions d’affirmation et de prééminence du pouvoir présidentiel dans une orientation bien différente de celle voulue par le fondateur du nouveau régime politique en 1958 ; ils mettent aussi en jeu le comportement des acteurs successifs du régime ; ils témoignent en fin de compte des dérèglements actuels de l’ensemble du système politique de la Cinquième République.
L’on ne saurait omettre d’évoquer le positionnement des (nombreux) candidats, déclarés, potentiels ou potentiellement déclarés, à l’élection présidentielle à venir. Les expériences constitutionnelles et politiques de nos voisins européens pourront également être mentionnées.
