Au cours des premières décennies du XXe siècle, les femmes peintres, en Europe notamment, modifient en profondeur l’imaginaire lié à l’autoportrait en s’appuyant non sans modernité sur l’altérité de leurs expériences : celles de la maternité, d’une féminité nouvelle ou de la sororité entre autres – autant de thèmes qui seront repris et prolongés par les artistes féministes à partir des années 1960-1970.

Au début du XXe siècle, la revendication du statut d’artiste exige de défier bien des conventions. Cette particularité appelle, dans le cadre de l’autoportrait, des réponses inévitablement distinctes de celles qu’apportent les hommes : la marginalité des femmes, fort différente de la marginalité alors affichée par leurs homologues masculins, les conduit à inventer des iconographies inédites.

C’est à ces quelques typologies que ce cours entend s’intéresser à travers le parcours complexe et toujours singulier de quelques artistes féminines (Frida Kahlo, Nahui Olin, Charlotte Salomon, Romaine Brooks, Paula Mendelsohn-Becker etc.)