Ce cours s’intéresse à la notion d’architecture classique, souvent employée et parfois peu définie. L’architecture occidentale s’est pourtant construite sur cette notion, qui a pu elle-même évoluer et désigner des objets changeants, mais qui ont tous en commun d’être liés à l’Antiquité.
Jeux d’imitation de l’antique, d’invention, d’éloignement et de licence créatrice… Les trois siècles dits classiques connaissent toutes les déclinaisons et variations autour de cette notion. Le corpus, volontairement resserré à la France et l’Italie, servira à mieux cerner le phénomène, qui construit encore nos représentations de l’architecture aujourd’hui.
Enfin, c’est aussi, en filigrane, la lente et discontinue émergence de ce nouveau métier, l’architecte. Cet homme de culture, autant voire plus que de chantier, a désormais pour rôle de comprendre et de « dire les bons principes » de l’architecture, ceux que l’on souhaite universels et immuables, c’est-à-dire classiques.
L’architecture antique grecque et romaine : principes et vocabulaire.
L’architecture « moderne » du XVe siècle italien : « la bonne manière à l’antique ».
La Renaissance ligérienne, enjeux de distribution et de décoration.
La fronde du maniérisme et le palladianisme au XVIe siècle en Italie.
« Un style français » entre Delorme et Lescot.
« Le grand style » italien du XVIIe : emphase et mouvement baroque ?
Versailles ou le classicisme français universel.
Le XVIIIe siècle, des tensions entre rigueur classique et licence rocaille.
L’apport du paysage.
